Rapport - Etat de la démocratie au Burundi
Communiqué  Posté le 26-05-2021 13:46, modifié le 26-05-2021 13:46 par Tournons la Page

Tournons La Page Burundi et ses membres sortent un rapport faisant le bilan des processus démocratiques au Burundi.

En 2015, après une période de dix ans de paix relative, ponctuée certes par des tensions et des violences épisodiques, une crise de grande ampleur est déclenchée par le troisième mandat controversé de Feu Pierre NKURUNZIZA.

Cette crise n’est pas apparue dans un ciel sans nuages. Au contraire, elle s’inscrivait dans un contexte de violations graves des droits de la personne, de mauvaise gouvernance, caractérisée par une corruption et une prédation systémique, et surtout par une volonté politique manifeste de renvoyer aux oubliettes la lettre et l’esprit de l’Accord d’Arusha qui mettait fin à la guerre civile.

La violence et la répression déclenchées par le pouvoir d’alors pour mater les contestataires ont plongé le pays dans un état de non droit, avec comme conséquences de nombreux morts, des torturés et des prisonniers d’opinion ainsi que des centaines de milliers de réfugiés.

L’alternance à la tête de l’État, survenue après la disparition inopinée de Pierre Nkurunziza, avait suscité quelques espoirs d’ouverture. Ils ont été vite déçus par les pratiques affichées, les discours radicaux et la nomination de nombreux officiers supérieurs, comprenant des durs du régime, dans toutes les institutions du pays. Le nouveau Président s’inscrivait totalement dans la continuité, et même au-delà, en procédant à une militarisation décomplexée du pouvoir.

Tout ceci place le Burundi dans une impasse politique, sociale, culturelle et économique, l’entraînant inexorablement vers le bas.

A la lumière de ce qui précède et à partir d'un rapport étayé, TLP Burundi exhorte les autorités burundaises :

  • A ouvrir l’espace politique à tous les partis et d’arreter la fragmentation des partis existants
  • A faciliter la mise en application de l’accord de Arucha
  • Les juridictions burundaises à garantir les droits à un procès équitable et de s’abstenir des arrestations, détentions et emprisonnement illégaux ; l’émission de mandats d’arrêts farfelus ; les saisies illégales de biens appartenant à des personnes considérées comme opposants politiques ; la protection des criminels agissant au nom de l’État ; l’entérinement de décisions politiques
  • A impliquer la jeunesse celle restée au pays tout comme celle en exil, dans tous les processus de prise de décisions


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