Nos membres en danger

Le travail des activistes n'est pas sans dangers et plusieurs subissent de graves violations de leurs droits. Les membres de Tournons La Page, par les sujets traités, sont particulièrement visés par ces attaques. Cette page a pour vocation d'attirer l'attention sur ces défenseurs des droits humains persécutés dans leurs pays respectifs pour leur travail de contrôle citoyen.

 

 

 

Guinée
Oumar Sylla

Arrêté·e le 29 septembre 2020

En prison depuis
1 année

Le 29 septembre 2020, Oumar Sylla a été violemment arrêté (il s'est retrouvé avec ses habits, son masque déchiré et une blessure à la main) alors qu'il s'apprêtait à participer à une manifestation pour protester contre la candidature du Président Alpha Condé à un troisième mandat. Emmené à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ), il a été interrogé sans que ses avocats n'aient pu l'assister. L'entrée dans les locaux de DPJ leur a été refusée ce qui est une atteinte aux droits de la défense. Quelques heures plus tard, le procureur du tribunal de Mafanco a décidé de placer Oumar Sylla sous mandat de dépôt et de le faire incarcérer à la prison centrale de Conakry.

Depuis le vendredi 25 décembre 2020, Oumar Sylla a entamé une grève de la faim pour manifestant contre sa détention prolongée à la Maison Centrale de Conakry et afin d'exiger la tenue d'un procès sans délai. Ce refus de la partie des autorités de maintien d'Oumar Sylla en détention préventive sans prévoir de date de procès semblable à une sanction pour le punir de son engagement contre le troisième mandat d'Alpha Condé. Il a mis fin à sa grève le 8 janvier 2021, après que la date de son audience ait été programmée. Très affaibli par sa grève de la fin, il a été hospitalisé le jour même.

Le 28 janvier, après un rapport intentionnellement prévu le 14 janvier, Oumar Sylla a été condamné à 11 mois de prison ferme par le tribunal de Mafanco à Conakry pour « participation délictueuse à un attroupement susceptible de troubler l'ordre public »