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Nos membres en danger

Le travail des activistes n'est pas sans danger et plusieurs subissent de graves violations de leurs droits. Les membres de Tournons La Page, par les sujets traités, sont particulièrement visés par ces attaques. Cette page a pour vocation d'attirer l'attention sur ces défenseurs des droits humains persécutés dans leurs pays respectifs pour leur travail de contrôle citoyen.

Guinée
Oumar SYLLA

Arrêté·e le 30 juillet 2022

En prison depuis
2 semaines

Oumar SYLLA, alias Foniké Menguè, coordinateur du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) et coordinateur adjoint de Tournons La Page Guinée (TLP-Guinée), a été arrêté à son domicile vers 1h40 du matin, le 30 juillet par des militaires et gendarmes encagoulés et lourdement armés puis emmenés vers une destination inconnue. Pendant toute la journée, la famille d’Oumar SYLLA n’a pas été informée de sa localisation. Ce n’est qu’à partir de 15 heures que nous avons été informés qu’il était détenu au haut commandement de la gendarmerie. Cette arrestation, en plus d’être arbitraire, est absolument illégale. La loi guinéenne interdit en effet toute arrestation à domicile entre 21h et 6h du matin.

Cette arrestation et celle d'Ibrahima Diallo, arrêté le même jour vers 18 heures, surviennent alors que des violences ont de nouveau éclaté à Conakry, à la suite de l’interdiction par les autorités d’une série de rassemblements organisés par le FNDC à partir du 23 juin pour dénoncer la gestion unilatérale de la transition par la Junte militaire. Lors du dernier rassemblement du 28 juillet, les forces de l’ordre ont rapporté 12 blessés dans leurs rangs et l’interpellation de 85 personnes. Selon le FNDC, quatre personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées par balle, dont 5 actuellement en situation critique. La violente répression du régime a pour objectifs de museler toute voix discordante et de décourager les citoyens et citoyennes à se mobiliser.



Partagez sur vos réseaux le communiqué que Tournons La Page et 11 autres organisations ont signé pour exiger la libération d'Ibrahima DIALLO et d'Oumar SYLLA :
https://cutt.ly/ZZmZt4j 

Gabon
Jean-Rémy YAMA

Arrêté·e le 27 février 2022

En prison depuis
6 mois

Jean-Rémy Yama - président de Dynamique unitaire, la plus grande coalition syndicale du Gabon et membre de Tournons La Page – est placé en détention arbitraire depuis le 2 mars dernier pour supposé abus de confiance. Or, aucune cour gabonaise a prononcé un jugement à l’encontre de Jean-Rémy Yama : il est donc présumé innocent.

En effet, la prochaine élection présidentielle se tiendra dans un an. Le président sortant, Ali Bongo – au pouvoir depuis octobre 2009 - a annoncé qu’il sera candidat pour un troisième mandat en 2023. Depuis 2016, Tournons La Page et ses partenaires gabonais se sont mobilisés pour promouvoir l'alternance démocratique au Gabon.

C'est donc pour son engagement syndical que Jean-Rémy Yama est visé. La preuve : il est bénéficiaire d’une liberté provisoire actée le 10 juin 2022. Cependant, le Procureur de la République, André Patrick Roponat, a ignoré cette décision et Jean-Rémy Yama est toujours en prison.

Tournons La Page, via le fonds d'urgence du programme Protection, appuie les avocats et la famille de Jean-Rémy Yama. Mais son état de santé se détériore rapidement et il nécessite une prise en charge hospitalière urgente. 



1. Envoyez un message aux décideurs politiques gabonais, dont le Président Ali Bongo
https://bit.ly/3MLChPz et/ou le Procureur de la République : http://www.justice.gouv.ga/contact 

2. Soutenez Tournons La Page qui prend en charge les frais d’avocat de Jean-Rémy Yama : https://bit.ly/3mIG0To

Togo
Prince FADEL

Arrêté·e le 25 novembre 2019

En prison depuis
3 années

Né le 12 mai 1994, Prince Fadel est un artiste engagé. Il est membre du mouvement des artistes engagés du Togo, lui-meme membre de TLP-Togo. Il a été arrêté et placé en détention préventive dans l'affaire « Tigre Révolution » depuis le 25 novembre 2019.

Engagé depuis l'avènement du mouvement en 2017, ses chansons étaient jouées dans les manifestations où il allait jusque dans les villages et villes du pays.

Après avoir sorti une nouvelle chanson titrée Faure doit partir « Trop c'est trop », il a été interpellé et conduit à son domicile pour une enquête générale où rien n'a été retrouvé. 

Bientôt trois ans en détention, il n'a toujours pas le droit de recevoir en famille. Il est placé en isolement et n'a pas accès à la cour. 

Il faut rappeler qu'ils sont au total, 113 prisonniers détenus politiques qui croupissent dans les pénitenciers du Togo dont 5 ont déjà trouvé la mort.  Le Front Citoyen Togo Debout (FCTD) et Tournons La Page ainsi que les membres des familles des détenus exhortent le gouvernement à leur libération immédiate et sans condition.



Envoyez un message aux décideurs politiques togolais, dont le Président Faure Gnassingbé (Présidence de la République Togolaise).

Historique des arrestations et détention de nos membres

pour zommer, déplacez le curseur (en bas de la frise)

Burundi

Nestor NABITANGA

Arrêté·e le 11 août 2022
Libéré·e le 27 août 2022

Nestor Nibitanga, ancien responsable de l’Association pour la protection des droits humains et des personnes détenues (APRODH), a été arrêté le 11 novembre 2017 puis condamné pour « atteinte à la sûreté de l’État » le 13 août 2018 à 5 ans de prison ferme. Le défenseur des droits humains a été détenu durant quatre années au sein de la prison centrale de Murembwe à Rumonge, située dans le sud-ouest du Burundi. Il sera finalement libéré le 27 avril 2021 dans le cadre d’une grâce présidentielle après 4 années de détention arbitraire.

Burundi

Germain RUKUKI

Arrêté·e le 13 août 2022
Libéré·e le 30 août 2022

Le 13 juillet 2017, des dizaines de policiers font irruption au domicile de Germain Rukuki de l'Association des juristes catholiques du Burundi (AJCB) et de l'ACAT-Burundi. Il est d'abord détenu au Service national de renseignement où il est interrogé sans avocat avant d’être transféré à la prison surpeuplée de Ngozi. Il restera en détention préventive jusqu'à 29 avril 2018 où il est condamné à 32 ans de prison pour « atteinte à la sûreté de l’État » et « participation à un mouvement insurrectionnel ». Sa peine confirmée en appel le 17 juillet 2019. Après l'annulation de sa peine par la Cour Suprême du Burundi, la Cour d'appel de Ntahangwa le condamne à un an de prison le 21 juin 2021. Il sera finalement libéré le 30 juin 2021.

Burundi

Tony Germain NKINA

Arrêté·e le 13 août 2022
Toujours en prison

Membre de l'APRODEH, Tony Germain NKINA a été arrêté le 13 octobre 2020 dans la commune de Kabarore, province Kayanza. Condamné à 5 ans de prison par le tribunal de Grande instance de Kayanza le 15 juin 2021, sa condamnation est confirmée par le jugement de la cour d’appel de Ngoziau mois d’août. Il est depuis emprisonné au prison centrale de Ngozi.

Congo

Alexandre IBACKA DZABANA

Arrêté·e le 11 août 2022
Libéré·e le 15 août 2022

Congo

Christ DONGUI

Arrêté·e le 25 août 2022
Libéré·e le 15 août 2022

Christ DONGUI, coordinateur adjoint du mouvement citoyen Ras-Le-Bol, a été enlevé le 25 mars 2021 dans le « quartier plateaux des 15 ans » à Brazzaville par des éléments en civil puis conduit, lui aussi, au Centrale d’intelligence et de documentation, ex Direction générale de la surveillance du territoire, où il est resté pendant 11 jours d’être transféré vers la Maison d’Arrêt et de Correction (MAC) de Brazzaville.

Le 9 avril 2021, il est conduit devant le Tribunal de Grande Instance (TGI) de Brazzaville, inculpé d’« atteinte à la sécurité intérieure de l’État » puis placé sous mandat de dépôt à la MAC de Brazzaville. Il sera finalement libéré le 15 juillet 2021.

Côte d'Ivoire

Alexandre Didier AMANI

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 11 août 2022

Côte d'Ivoire

Kwame Hugues N'GUETTIA

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 11 août 2022

Côte d'Ivoire

Jean HUGUES

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 11 août 2022

Côte d'Ivoire

Amoutchi KABLAN

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 11 août 2022

Côte d'Ivoire

Koffi Odoukou ANSELME

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 11 août 2022

Côte d'Ivoire

Brice Arnaud OUEZA

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 10 août 2022

Côte d'Ivoire

Bi Stephane GOORE

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 11 août 2022

Côte d'Ivoire

Serge KOUKO

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 11 août 2022

Côte d'Ivoire

Dasso Claver David OUEZA

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 11 août 2022

Côte d'Ivoire

Grace Elvis KOUAME

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 11 août 2022

Cameroun

Jean-Marc BIKOKO

Arrêté·e le 15 août 2022
Libéré·e le 24 août 2022

Gabon

Jean Rémy YAMA

Arrêté·e le 02 août 2022
Toujours en prison

Jean-Rémy Yama - président de Dynamique unitaire, la plus grande coalition syndicale du Gabon et membre de Tournons La Page – est placé en détention arbitraire depuis le 2 mars dernier pour supposé abus de confiance. Or, aucune cour gabonaise a prononcé un jugement à l’encontre de Jean-Rémy Yama : il est donc présumé innocent.

En effet, la prochaine élection présidentielle se tiendra dans un an. Le président sortant, Ali Bongo – au pouvoir depuis octobre 2009 - a annoncé qu’il sera candidat pour un troisième mandat en 2023. Depuis 2016, Tournons La Page et ses partenaires gabonais se sont mobilisés pour promouvoir l'alternance démocratique au Gabon.

C'est donc pour son engagement syndical que Jean-Rémy Yama est visé. La preuve : il est bénéficiaire d’une liberté provisoire actée le 10 juin 2022. Cependant, le Procureur de la République, André Patrick Roponat, a ignoré cette décision et Jean-Rémy Yama est toujours en prison.

Tournons La Page, via le fonds d'urgence du programme Protection, appuie les avocats et la famille de Jean-Rémy Yama. Mais son état de santé se détériore rapidement et il nécessite une prise en charge hospitalière urgente. 

Guinée

Oumar SYLLA

Arrêté·e le 29 août 2022
Libéré·e le 07 août 2022

Guinée

Billo BAH

Arrêté·e le 05 août 2022
Libéré·e le 08 août 2022

Guinée

Oumar SYLLA

Arrêté·e le 05 août 2022
Libéré·e le 08 août 2022

Guinée

Ibrahima DIALLO

Arrêté·e le 07 août 2022
Libéré·e le 13 août 2022

Guinée

Sékou KOUNDOUNO

Arrêté·e le 07 août 2022
Libéré·e le 13 août 2022

Niger

Seyni HAROUNA

Arrêté·e le 17 août 2022
Libéré·e le 23 août 2022

Seyni HAROUNA, premier secrétaire général adjoint du SYNACEB, a co-signé le 13 décembre 2016, un communiqué conjoint de la synergie d’action entre syndicats de l’éducation et le gouvernement. Il est arrêté le 17 mars 2017 pour « usurpation de titre et qualité d’enseignant » et libéré le 23 mars 2017, le procureur n’ayant déclenché aucune poursuite pour insuffisance de preuves.

Niger

Maikoul ZODI

Arrêté·e le 05 août 2022
Libéré·e le 18 août 2022

Enseignant, devenu coordonnateur de Tournons La Page Niger (TLP-Niger), il est arrêté à son domicile par des forces de police qui ne lui ont montré ni mandat d’arrêt ni motif d’arrestation, accusé de « concussion » et de n’avoir jamais pris son service tout en percevant son salaire. Ce, alors qu’il avait demandé à plusieurs reprises par courrier d’être affecté sans jamais avoir de réponses. Il est relâché le 18 avril 2017 après que le juge ait déclaré que les faits n’étaient pas constitués et qu’il n’y avait pas matière à poursuites.

Niger

Ali IDRISSA NANI

Arrêté·e le 20 août 2022
Libéré·e le 22 août 2022

Ali IDRISSA NANI, est arrêté vers 16h dans son jardin à la périphérie de Niamey par six policiers pour être emmené à la police judiciaire après avoir accordé des interviews pour dénoncer les interdictions de manifestation. Accusé d’ « incitation à la violence et trouble à l’ordre public », il sera libéré vers 23h après un long interrogatoire. Reconvoqué à la police judiciaire le 22 mai 2017 et interrogé de 9h à 15h, il a été notifié qu’une enquête pour « incitation à la révolte » le visant restait ouverte.

Niger

Gamatié Mahamadou YASSAMBOU

Arrêté·e le 22 août 2022
Libéré·e le 21 août 2022

Gamatié Mahamadou YASSAMBOU est après avoir critiqué sur Facebook les arrestations et procès des journalistes et des acteurs de la société civile tout en dénonçant la corruption dans la magistrature et une justice à deux vitesses. Il est accusé de « discrédit sur un corps constitué » et « outrage à magistrat ». Incarcéré à la prison civile de Niamey, il sera jugé puis relaxé le 21 juillet 2017.

Niger

Abass Abdoul Aziz TANKO

Arrêté·e le 30 août 2022
Libéré·e le 24 août 2022

Niger

Abdoulaye HAROUNA

Arrêté·e le 30 août 2022
Libéré·e le 24 août 2022

Niger

Djibo ISSA

Arrêté·e le 30 août 2022
Libéré·e le 24 août 2022

Les activistes d’ACTICE Abass Abdoul Aziz TANKO, Abdoulaye HAROUNA et Djibo ISSA sont arrêtés, au lendemain d’une manifestation organisée pour remettre en question la corruption et l’adoption de la loi de finances 2018. Placés sous mandat de dépôt à la prison de Kollo le 2 novembre 2017, ils sont accusés de « participation à une manifestation interdite, d’attroupement armé, de vol et complicité de vol ». Le 17 novembre 2017, le procureur requiert 5 ans de prison ferme et une amende de 100 000 francs CFA (environ 150€) chacun. Le 30 octobre 2017, le ministère de l’Intérieur émet un arrêté interdisant à l’organisation d’opérer sur le territoire national (Cf. Annexe 5). Dans la soirée du 24 novembre 2017, le juge du Tribunal de Grande Instance de Niamey, jugeant que les faits ne sont pas constitués, ordonne la libération des trois activistes et la restitution de tous leurs biens. Le procureur refuse et fait appel. L’affaire est devant la Cour d’Appel depuis, les charges pesant toujours contre eux. Malgré une sollicitation, la Cour Constitutionnelle a refusé de se prononcer sur ce cas.

Niger

Ali IDRISSA NANI

Arrêté·e le 25 août 2022
Libéré·e le 24 août 2022

Niger

Idrissa ADAMOU

Arrêté·e le 25 août 2022
Libéré·e le 24 août 2022

Niger

Maikoul ZODI

Arrêté·e le 15 août 2022
Libéré·e le 05 août 2022

Niger

Karim TONKO

Arrêté·e le 02 août 2022
Libéré·e le 05 août 2022

Karim TONKO, membre de TLP-Niger est arrêté pour « organisation et participation à une manifestation interdite, complicité de violences, agression et destruction de biens » à Niamey et envoyé à la prison de Say. Après de nombreux reports du procès, ils sera libéré le 5 octobre 2018 après que le juge aura considéré que les faits n’étaient pas constitués. Le procureur a alors fait appel de la décision. Jusque-là et après trois reports, le procès ne s’est pas encore tenu à la Cour d’Appel. Selon l’article 100 du Code Pénal, il risque « un emprisonnement de deux à six mois et d’une amende de 50.000 à 300.000 francs, ou de l’une de ces deux peines seulement » (environ 75 à 450€).

Niger

Elh Mahamane Ilia Dan MALAM

Arrêté·e le 17 août 2022
Libéré·e le 20 août 2022

Après avoir dénoncé dans les médias les interdictions de manifestations pour la société civile et non pour les partis politiques, « s’il y a insécurité, c’est pour tout le monde », Elh Mahamane Ilia Dan MALAM dit Sadat, membre de TLP-Niger, est convoqué à la police de Zinder. Kadri May DAWA, président du PNDS-Tarayya, section de Zinder, avait alors porté plainte contre lui pour injure par voie de presse, délit dépénalisé depuis 2011.
Connaissant cela, le procureur Chaibou MOUSSA a alors fait une requalification de la plainte en « complot contre la sûreté de l’État avec appel à mouvement insurrectionnel », devenant lui-même plaignant.

Le 6 mai 2018, il est envoyé loin de sa famille dans la prison de Matameye (localité à 85km de Zinder), il y restera jusqu’au 20 novembre 2019, soit plus de 19 mois sans jugement alors que la durée maximale de détention préventive au Niger est de 12 mois. Sadat a été libéré pour vice de forme mais le procureur a fait un appel en cassation le 21 novembre 2019. Depuis, la procédure est toujours en cours et les charges continuent de peser sur lui.

Le 23 septembre 2019, l’avocat de Sadat, envoie une requête à la Cour de justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour porter plainte contre l’État du Niger pour violation des droits humains et demander la libération de son client et une juste réparation des préjudices subis. Le 22 juin 2021, la Cour condamne l’État nigérien « compte tenu de la gravité des droits violés et de leurs conséquences pour le requérant, [à payer à Sadat], à titre de réparation des préjudices immatériels qu’il a subis, le montant 50.000.000 (cinquante millions) FCFA » (environ 75 000€).

Niger

Maikoul ZODI

Arrêté·e le 15 août 2022
Libéré·e le 29 août 2022

Niger

Halidou MOUNKAILA

Arrêté·e le 15 août 2022
Libéré·e le 30 août 2022

Niger

Moudi MOUSSA

Arrêté·e le 15 août 2022
Libéré·e le 30 août 2022

Une manifestation contre les détournements de fonds au Ministère de la Défense nationale violemment dispersés par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui ont lancé des grenades  lacrymogènes sur la foule dont une serait tombée sur une toile du marché de Tagabati, y mettant le feu et causant la mort d’au moins trois personnes.
Les FDS ont alors procédé à l’arrestation de 16 personnes sur le lieu de la manifestation ou à leur domicile entre le 15 et le 17 mars 2020. À certains, il leur était reproché d’avoir participé à une manifestation interdite (alors même qu’aucun arrêté d’interdiction n’avait été pris) et à d’autres une complicité d’homicide en lien avec la mort de trois personnes en marge de la manifestation. Neuf des personnes arrêtées seront relâchées quatre jours plus tard, Moudi MOUSSA, coordinateur de TLP-Niamey, est envoyé à la prison de Kollo de la région de Tillabéri, loin de sa famille et dans une région qui connaît des attaques djihadistes quasi-hebdomadaires. Il sera finalement libéré sans jugement le 30 septembre 2020. Il était, depuis le 15 septembre 2020, considéré comme un « prisonnier de conscience » par Amnesty International. Sa libération reste conditionnelle: les charges d’ « organisation d’une manifestation interdite et complicité de destructions de biens publics, incendies volontaires et homicides involontaires » qui pèsent sur lui n’ont pas été levées et il est toujours sous le joug d’une procédure criminelle. Il encoure jusqu’à 4 ans d’emprisonnement et 300 000 francs CFA (environ 450€) d’amende.

Niger

Habibou SOUMAILA

Arrêté·e le 15 août 2022
Libéré·e le 30 août 2022

Niger

Karim TONKO

Arrêté·e le 15 août 2022
Libéré·e le 19 août 2022

Une manifestation contre les détournements de fonds au Ministère de la Défense nationale violemment dispersés par les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) qui ont lancé des grenades  lacrymogènes sur la foule dont une serait tombée sur une toile du marché de Tagabati, y mettant le feu et causant la mort d’au moins trois personnes.
Les FDS ont alors procédé à l’arrestation de 16 personnes sur le lieu de la manifestation ou à leur domicile entre le 15 et le 17 mars 2020. À certains, il leur était reproché d’avoir participé à une manifestation interdite (alors même qu’aucun arrêté d’interdiction n’avait été pris) et à d’autres une complicité d’homicide en lien avec la mort de trois personnes en marge de la manifestation. Il sera relâché quatre jours plus tard.

Niger

Ali IDRISSA NANI

Arrêté·e le 09 août 2022
Libéré·e le 14 août 2022

Niger

Mahaman Lawali Mahaman NASSOUROU

Arrêté·e le 23 août 2022
Libéré·e le 19 août 2022

Niger

Garba Dan Saley LAOUALI

Arrêté·e le 23 août 2022
Libéré·e le 27 août 2022

Garba Dan Saley LAOUALI, membre de TLP-Niger, est arrêté et placé sous mandat de dépôt à Maradi, accusés de « diffusion d’informations de nature à troubler l’ordre public » pour le partage d’un avis de manifestation déjà en circulation sur les réseaux sociaux. Il est placé en liberté provisoire le 27 avril 2020 et risque « une peine d’emprisonnement de six (6) mois à trois (3) ans et d’un million (1.000.000) à cinq millions (5.000.000) de francs CFA d’amende » (environ 1500 à 7600€).

Niger

Elh Moustapha ADAM

Arrêté·e le 02 août 2022
Libéré·e le 30 août 2022

Niger

Boureima SOUMEILA

Arrêté·e le 03 août 2022
Libéré·e le 09 août 2022

Boureima SOUMEILA, membre de TLP-Niger, est arrêté à Say suite à un message vocal qu’il a partagé dans un groupe WhatsApp, quelqu’un de ce groupe en avait profité pour le transmettre aux autorités. Il est arrêté pour « diffusion d’informations de nature à troubler l’ordre public» et condamné le 9 juin 2020 à six mois de prison avec sursis et 20 000 francs CFA d’amende (environ 30€). Il a fait appel mais la procédure reste jusqu’aujourd’hui en cours.

Niger

Anass DJIBRIL

Arrêté·e le 24 août 2022
Libéré·e le 01 août 2022

Niger

Rhoumour MOUHAMET

Arrêté·e le 31 août 2022
Libéré·e le 04 août 2022

Niger

Himou BOUBACAR

Arrêté·e le 05 août 2022
Libéré·e le 10 août 2022

Niger

Armadan MOUSSA

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 13 août 2022

Niger

Biliyaminou IDI

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 13 août 2022

Niger

Moubarak HABOU

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 13 août 2022

Niger

Hima HAMANI

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 13 août 2022

Niger

Mathieu POURCHIER

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 13 août 2022

Le 10 décembre, le monde célèbre la journée internationale des droits de l’homme. Ce jour, comme chaque année, Tournons La Page Niger organise une caravane de la démocratie : une dizaine de taxis remplis de membres de TLP-Niger sillonnent la ville de Niamey pour sensibiliser les citoyens sur le respect des droits fondamentaux et les bienfaits d’un système démocratique. Les cortèges sont une activité quotidienne au Niger, une forme courante de mobilisation sociale. On voit
ainsi tous les jours passer des cortèges de mariage, d’enterrement, d’invitation à un évènement, de sensibilisation à une idée, de vente d’un produit… Le cortège n’est pas soumis à la loi sur les manifestations et aucune déclaration ne doit être déposée en amont. Seul un arrêté de la ville qui interdit les cortèges un jour en particulier peut empêcher que l’activité soit menée. Mais ce jour-là, aucun arrêté n’avait été pris. La caravane est pourtant interceptée et 14 membres de TLP-Niger (dont des journalistes et taximans) sont arrêtés et amenés au commissariat central de Niamey. Au même moment, des policiers en civil arrêtent avec violence Mathieu POURCHIER, chargé de projet d’Agir ensemble pour les droits humains et chargé de Protection et de Plaidoyer de Tournons La Page alors qu’il circulait en moto ailleurs dans la ville. Dans la soirée, neuf membres de TLP-Niger sont libérés et les quatre restants - Armadan MOUSSA, Biliyaminou IDI, Moubarak HABOU, Hima HAMANI - ainsi que Mathieu POURCHIER sont placés en garde à vue au commissariat central pour « attroupement illégal ». Devant la gravité du symbole de cette arrestation en ce jour commémoratif, Clément Nyaletsossi VOULE, Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit de réunion pacifique et d’association alors en mission dans le pays, est venu rencontrer les prisonniers dans leurs cellules. Ils resteront enfermés pendant 60 heures avant d’être mis en liberté provisoire
au petit matin du 13 décembre 2021, suite notamment à une forte mobilisation internationale et nationale. Les charges à leur encontre seront abandonnées le
16 décembre 2021.

Niger

Ahmed BELLO

Arrêté·e le 10 août 2022
Libéré·e le 12 août 2022

Niger

Mahaman Moutari Djibo GAJANI

Arrêté·e le 27 août 2022
Libéré·e le 07 août 2022

Mahaman Moutari Djibo GAJANI (alias Moctar), membre actif de la coordination régionale de Maradi de TLP-Niger, a été interpellé puis déféré à la prison civile de Tessaoua. 

Le mercredi 25 mai 2022, lors d’un échange dans un groupe WhatsApp sur la vente à prix modéré des aliments de bétails dans la commune de Tessaoua, il alertait la mairie de Tessaoua sur des pratiques de détournements des aliments de bétails destinés à une vente à prix modéré au profit des populations.

Deux jours après, soit le vendredi 27 mai 2022, M. Moutari est convoqué au commissariat de Tessaoua sur plainte du Maire de la localité, lui aussi membre du groupe WhatsApp en question, pour diffamation. Or, nulle part, M. Moutari n’a indexé nommément le maire dans ses propos. Aussitôt après s’être présenté au commissariat, il est gardé à vue jusqu’au 30 mai, où il est présenté au juge qui l’a déféré à la prison civile de Tessaoua.  

Il est clairement établi que l’intéressée n’a joué que son rôle de veille citoyenne en attirant l’attention des autorités communales sur la gestion calamiteuse des ressources de la ville. Pour rappel, dans la même localité, la population a incendié, lors d’une manifestation populaire, les locaux de la même mairie en 2020 pour cause de détournement de deniers publics. C’était dans l’optique de prévenir ce genre de débordement que M. Moutari a voulu attirer l’attention dans le groupe de discussion. 

Suite au procès du 7 juin 2022 sur demande de l'avocat, il a eu la liberté provisoire. Le procès de M. Moutari a été renvoyé au 28 juin 2022 à Tessaoua : il a été condamné à 3 mois de prison avec sursis et 500 000 FCFA d'amende.

Togo

Prince FADEL

Arrêté·e le 25 août 2022
Toujours en prison

Membre du mouvement des artistes engagés du Togo, lui-meme membre de TLP-Togo, Prince FADEL a été arrêté et placé en détention préventive dans l'affaire « Tigre Révolution » depuis le 25 novembre 2019. Engagé depuis l'avènement du mouvement en 2017, ses chansons étaient jouées dans les manifestations où il allait jusque dans les villages et villes du pays. Après avoir sorti une nouvelle chanson titrée Faure doit partir « Trop c'est trop », il a été interpellé et conduit à son domicile pour une enquête générale où rien n'a été retrouvé. 

Bientôt trois ans en détention, il n'a toujours pas le droit de recevoir en famille. Il est placé en isolement et n'a pas accès à la cour. 

Togo

Fovi KATAKOU

Arrêté·e le 11 août 2022
Libéré·e le 20 août 2022

KATAKOU Yao Kouma alias Fovi, né le 05 décembre 1985 à Lomé (Togo), est membre fondateur de Tournons La Page Togo (TLP Togo) en charge du volet mobilisation et est une personne à mobilité réduite sévère.

Le samedi 11 décembre 2021, aux environs de 11 heures du matin, une escouade de la gendarmerie nationale comprenant des hommes lourdement armés et cagoulés, tous venus à bord de plusieurs véhicules dont certains portaient les inscriptions de la gendarmerie nationale, ont bouclé tout le quartier résidentiel de Fovi KATAKOU. Ils y ont brutalement fait irruption, ont méticuleusement perquisitionné le domicile et procédé à l’arrestation de l’activiste pro-démocratie, en tout illégalité, en prenant soin d’emporter tous les instruments de sonorisation servant aux activités de mobilisation et de sensibilisation, des livres et des cartons contenant des t-shirts. Fovi Katakou est connu pour être très actif sur les réseaux sociaux en faveur de l'état de droit et de la démocratie au Togo. Cette arrestation fait d'ailleurs suite à l'une de ses publications sur Facebook où il interpelle les étudiants, les militaires, les religieux et les artistes en ces termes : « personne n'est à l'abri du contrôle social du clan Gnassingbé. Sortons de l'illusion qu'il y a un échappatoire possible. Arrêtons de penser que ça ne peut arriver qu'aux autres. Personne n'est en sécurité dans ce pays... ». 

Conduit à une destination initialement inconnue, on aura des nouvelles de Fovi, quelques heures plus tard, au Service Central de Recherches et d’Investigations Criminels (SCRIC) où il a été auditionné tard dans la soirée du samedi et dans la matinée du dimanche 12 décembre 2021.

A l’issue de son audition, il a été retenu contre lui comme chefs d’accusation, « apologie de crime » ; « délit et incitation à la révolte ». Chefs d’accusation sur la base de laquelle un mandat de dépôt a été délivré à son encontre. Il a donc été déposé le 14 décembre 2021 à la prison civile de Lomé, dans des conditions extrêmement difficiles, ce milieu carcéral de Lomé ne disposant pas d’installations pratiques en autres (toilettes et dortoirs) adaptées à l’accueil et au séjour d’une personne à mobilité réduite sévère à l’instar de Fovi Katakou obligé de dormir par terre comme les autres détenus.

Ils étaient au nombre de 45 à être mis en quarantaine dans une salle d’environ 4 mètres sur 8. Et dans cette cellule, il n’y a pas de pot sur lequel le détenu Fovi Katabou peut s’asseoir dessus pour faire ses besoins.

Le déplacement et les petits soins ont été de véritables calvaires pour Fovi Katakou lui-même et pour d’autres détenus qui ont manifesté leur bonne volonté de l’assister durant son séjour. Le Papa de Fovi Katakou a lui aussi subi la situation de son fils. Il lui rend visite en espèces «sonnantes et trébuchantes». Parfois, il lui est tout simplement interdit de voir son fils.

Suite à une assistance juridique, garantie par TLP et aussi la pression des associations et autres mouvements citoyens et politiques, Fovi Katakou a été libéré le 20 décembre 2021. A sa sortie, une prise en charge sanitaire lui a aussi été garantie.